Cette espèce à été introduite dans le marais dans les années 90.
Ce poisson intéresse les pêcheurs sportifs par la taille exceptionnelle qu'il peut atteindre.
En France certains sujets pris récemment dépassaient 2,5 mètres pour un poids dépassant les 100 kilos. Ce grand poisson a besoin d'un espace vital important pour se développer, c'est un colonisateur naturel de la zone à Brèmes sur les fleuves et les grandes rivières.
Sur le Marais poitevin on peut observer une présence importante de l'espèce dans un secteur qui part de l'écluse de Bazoin et qui rejoint le domaine maritime.
Une petite population s'est établie sur la partie basse du Mignon et sur la Sèvre, de Bazoin à l'écluse de la Sotterie.
Depuis son introduction les prises n’ont pas cessé et des spécimens dépassant les 2 mètres pour plus de 50 kilos ont été signalés. L'espèce a su profiter des ressources offertes par des populations de Brèmes et de Carassins en constante augmentation ces dernières années ainsi que celle des Mulets remontant le fleuve pendant la période estivale.
Nous pouvons considérer que l'espèce évolue normalement vers son pic de population qu'elle pourrait atteindre dans les années qui viennent ce qui laisse augurer de grandes possibilités de pêche sportive.
La pêche du silure en Marais poitevin
Avec la raréfaction de certaines espèces comme le brochet, une partie des pêcheurs de carnassiers s'est adaptée à ce nouveau poisson. Le silure est un poisson chasseur, les méthodes pour le pêcher sont très proches de celles employées pour les gros brochets.
L'emploi de gros vifs de plusieurs centaines de grammes exigent des montages appropriés où gros flotteurs et cassants sur le lest sont de mise. Les extrémités du jour et les eaux colorées sont favorables à sa traque.
Les meilleures périodes semblent d'après les pécheurs locaux, les mois de mars, avril, mai, périodes où le silure sort de son hivernage et a besoin de protéines en prévision de sa reproduction qui s'étale de mai à juin. Une autre période semble productive, elle se situe du 15 septembre au 15 novembre, là où la luminosité diminue, et où les silures ont besoin de constituer des réserves en amont de l'hivernage.
L'activé nocturne du Silure pendant la période estivale pourrait expliquer le manque de réussite de sa pêche en été. Pourtant les pêcheurs de mulets relatent bien souvent l'observation de chasses spectaculaires dans les bancs de mulets quand ce n'est pas leurs montages qui sont happés par les grands carnassiers. La présence d'une grappe de vers sur l'hameçon génère forcément une attractivité chez ce poisson friand de ces invertébrés. Les spécialistes du Silure de la Saône ou du Petit Rhône pêchent ce poisson en dandinant un paquet de vers sous leur embarcation.
Le Marais poitevin offre une cinquantaine de kilomètres de réseaux bien peuplés et des services de qualité (mises à l'eau, guides de pêche, hébergements variés, boutiques spécialisées). Il doit devenir une destination de tout premier ordre pour les amateurs de cette pratique.




